vendredi 10 octobre 2008, par Jean-Christophe Sekinger
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Le peintre d’après-nature a la nature pour modèle et on peut dire aussi qu’il prend modèle sur elle. Mais si on demandait à un exilé s’il trouve son chant d’exil plus beau que son pays perdu, il répondrait immanquablement que son pays est infiniment plus beau qu’il ne pourra jamais le chanter ! Son pays est plus beau parce qu’il peut le parcourir, le découvrir, s’y perdre, s’y endormir et, bien que toute chanson en ait un aussi, respirer son air.
De même, la nature sera toujours infiniment plus belle que le plus beau des tableaux.