vendredi 15 février 2008, par Jean-Christophe Sekinger
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La peinture peut-elle être seulement agréable à regarder ? Ne serait-il pas mieux dans ce cas, d’attendre que le soleil peigne sur les murs ses tableaux dorés, bleutés et transparents, éphémères, mobiles et émouvant, libres et changeant ?
Pline raconte dans son Histoire Naturelle [1] que « [...] le potier Butadès de Sicyone découvrit le premier l’art de modeler des portraits en argile ; cela se passait à Corinthe et il dut son invention à sa fille, qui était amoureuse d’un jeune homme ; celui-ci partant pour l’étranger, elle entoura d’une ligne l’ombre de son visage projetée sur le mur par la lumière d’une lanterne [...] »
Le mythe montre bien l’origine de la peinture dans les jeux d’ombre et de lumière mais il montre aussi ce qu’il y a, en elle, d’amour et d’anamnèse.
[1] Pline (23 – 79) Histoire naturelle, Livre XXXV, § 151 et 152