dimanche 17 février 2008, par Jean-Christophe Sekinger
Toutes les versions de cet article :
Y aurait-il donc une recherche en art, un peu comme il y en a une dans l’industrie ? Recherche de formes nouvelles, de techniques et de matériaux nouveaux ? Une exploration de terres inconnues qui feraient des artistes des découvreurs qu’on admirerait pour leur courage, leur audace et leur ténacité ? Un progrès ? Je vois surtout que les artistes semblent être à la recherche de ce qui serait leur particularité et montrerait clairement leur individualité : un art qui leur soit propre et n’ait jamais existé avant qu’eux-même n’existassent...
La nécessité de faire commerce de leurs productions artistiques n’a t-elle pas conduit certains artistes, la plupart d’entre eux en fait, à estampiller leurs œuvres en insistant sur ce qu’il y a en elles de nouveau, comme la publicité le fait des paquets de lessive ?
Le bonimenteur ne commence-t-il pas souvent ses harangues par « Du jamais vu ! » ? Or qu’y aurait-il donc à découvrir en art que nous n’aurions encore jamais vu ?
Les artistes ne dessinent plus la nature parce qu’elle est trop commune et ne montre pas le caractère unique de leur existence. La nature est devenue un lieu commun : banal et parcouru par tous. Il n’y a plus de zones blanches sur les cartes...
Pourtant, ce qu’il y a en chacun de plus personnel, de plus individuel, ne l’appelons-nous pas notre nature ?