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Un point-de-vue

À l’usage de certains peintres abstraits

mardi 15 avril 2008, par Jean-Christophe Sekinger

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Quatuor à cordes, opus 131

Partition manuscrite de Ludwig van Beethoven (1770-1827). Berlin, Staatsbibliothek- Musikabteilung

Si la peinture abstraite [1] est comparable à la musique, une musique qui voudrait ne faire référence qu’à elle-même, la peinture figurative [2] est comparable à la musique programmatique, au poème symphonique, à la Mélodie (le Lied à la française), à l’Opéra...

Ces derniers genres musicaux n’existeraient pas sans le premier et il est, par conséquent, un peu ridicule et vain (et dommage) d’affirmer l’unicité d’une de ces deux manières de peindre. Autrement dit, la peinture sans autre sujet extérieur qu’elle-même et dont la motivation première et absolue est cette « nécessité intérieure » dont parle Kandinsky, est un mode de connaissance du « réel » : la peinture figurative, autre mode de connaissance, dépend d’elle et naît en elle, comme le chant dans la musique !

Notes

[1] Je parle surtout là de l’expressionnisme abstrait

[2] Je parle là de ces tableaux qui nous impressionnent, voire changent notre vie


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